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Comment reconnaître un mail frauduleux ? 5 signes à vérifier avant de cliquer

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Un e-mail de votre banque. Une facture envoyée par un fournisseur. Un message urgent qui semble provenir d’un confrère ou d’un collaborateur. À première vue, rien d’anormal. Et pourtant, quelques secondes d’inattention peuvent suffire pour cliquer sur un lien frauduleux ou transmettre ses identifiants.

Un e-mail de votre banque. Une facture envoyée par un fournisseur. Un message urgent qui semble provenir d’un confrère ou d’un collaborateur. À première vue, rien d’anormal.

Et pourtant, quelques secondes d’inattention peuvent suffire pour cliquer sur un lien frauduleux ou transmettre ses identifiants.

L’hameçonnage, aussi appelé phishing, reste l’une des cybermenaces les plus répandues en France. En 2025, Cybermalveillance.gouv.fr a enregistré 108 000 demandes d’assistance liées à l’hameçonnage, soit une hausse de 70 % en un an. Il représente à lui seul près d’un tiers des demandes d’assistance, tous publics confondus.

Pour un cabinet d’avocats ou d’expertise comptable, les conséquences peuvent être particulièrement importantes : accès aux messageries professionnelles, données confidentielles des clients, informations financières, documents internes…

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe plusieurs signes qui permettent de repérer un mail frauduleux.

Voici 5 vérifications simples à effectuer avant de cliquer.

Qu’est-ce qu’un mail frauduleux ?

Un mail frauduleux est un message conçu pour vous faire croire qu’il provient d’une personne ou d’un organisme de confiance : une banque, une administration, un fournisseur, un client, un confrère ou même un collaborateur de votre cabinet.

Cette technique est appelée hameçonnage ou phishing.

L’objectif du fraudeur est simple : vous mettre suffisamment en confiance pour vous pousser à effectuer une action.

Il peut par exemple chercher à vous faire :

  • Cliquer sur un lien vers un faux site.
  • Communiquer votre mot de passe ou vos identifiants.
  • Transmettre des informations confidentielles.
  • Télécharger une pièce jointe malveillante.
  • Effectuer un paiement ou un virement.

Et malheureusement, les tentatives sont de plus en plus crédibles.

Logo de l’entreprise, signature, mise en page, nom d’un interlocuteur connu… Certains messages frauduleux peuvent aujourd’hui ressembler presque parfaitement aux e-mails que vous recevez habituellement.

Il ne faut donc pas chercher un signe infaillible, mais plutôt prendre l’habitude d’effectuer quelques vérifications.

Quels sont les risques d’un mail frauduleux pour votre cabinet ?

Cliquer sur un lien frauduleux ne conduit pas systématiquement à une cyberattaque. Mais selon l’objectif du fraudeur, les conséquences peuvent être sérieuses.

Le vol de données et d’identifiants

Un faux site peut reproduire presque à l’identique la page de connexion de votre messagerie, de votre banque ou d’un service professionnel.

Vous pensez vous connecter normalement, mais les identifiants renseignés sont en réalité récupérés par le fraudeur.

Adresse e-mail, mot de passe, coordonnées bancaires ou encore données personnelles peuvent ainsi être dérobés.

D’où l’importance, en parallèle, d’utiliser un mot de passe sécurisé pour protéger les comptes de votre cabinet.

Mot de passe sécurisé : protéger efficacement votre cabinet

Le piratage de vos comptes

Une fois vos identifiants récupérés, un cybercriminel peut tenter de prendre le contrôle de votre messagerie professionnelle ou d’autres comptes.

Il peut alors accéder à certaines informations confidentielles, mais également utiliser votre compte pour envoyer de nouveaux messages frauduleux à vos contacts.

Pour le destinataire, le piège devient alors particulièrement difficile à identifier : le message peut réellement provenir de l’adresse d’une personne qu’il connaît.

Les pertes financières

Le phishing peut également servir de point de départ à une fraude financière.

Fausse facture, changement de RIB, demande de virement urgente, ou encore usurpation d’un dirigeant ou d’un fournisseur.

En 2025, Cybermalveillance.gouv.fr a constaté une augmentation de 170 % des demandes d’assistance liées aux fraudes au virement.

Dans un cabinet où les échanges financiers sont fréquents, une demande inhabituelle concernant un paiement doit donc toujours faire l’objet d’une vérification.

Comment reconnaître un mail frauduleux ? 5 signes à vérifier

Un mail vous semble inhabituel ?

Avant de cliquer, prenez quelques secondes pour vérifier ces cinq éléments.

1. Vérifiez l’adresse réelle de l’expéditeur

Premier réflexe : regardez qui vous écrit réellement.

Ne vous fiez pas uniquement au nom affiché dans votre messagerie.

Vous pouvez par exemple voir :

Nom affiché : Votre banque.

Alors que l’adresse réelle utilisée est :

contact@votrebanque.edu.ps

Le nom affiché peut facilement être modifié pour reprendre celui d’une entreprise, d’une administration ou même d’une personne que vous connaissez.

C’est donc l’adresse e-mail complète de l’expéditeur qu’il faut vérifier.

Regardez notamment si elle contient :

  • Une faute dans le nom de domaine.
  • Des lettres ou chiffres inhabituels.
  • Une extension étrange.
  • Un domaine qui n’a aucun rapport avec l’organisme supposé vous écrire.

L’astuce : selon votre messagerie, passez votre curseur sur le nom de l’expéditeur ou cliquez sur celui-ci sans ouvrir de lien contenu dans le message afin d’afficher son adresse complète.

Attention cependant : une adresse connue ne garantit pas à elle seule qu’un message est légitime. Un compte de messagerie peut lui-même avoir été piraté.

2. Vérifiez où les liens veulent réellement vous envoyer

Un bouton peut afficher :

« Accéder à mon compte impots.gouv.fr »

Mais conduire en réalité vers :

impots-verification.com

Le texte affiché et l’adresse réelle du lien sont deux choses différentes.

Avant de cliquer, passez votre souris sur le lien ou le bouton. La véritable adresse de destination apparaît généralement en bas de votre navigateur ou de votre logiciel de messagerie.

Vérifiez alors attentivement le nom de domaine.

Une lettre supplémentaire, un tiret ou un mot ajouté peuvent suffire à créer une adresse trompeuse.

Et sur mobile ? Un appui prolongé sur le lien permet généralement d’en afficher la destination sans ouvrir la page.

En cas de doute, ne passez pas par le lien reçu. Ouvrez vous-même le site officiel depuis votre navigateur ou utilisez votre favori habituel.

3. Méfiez-vous des messages qui cherchent à vous faire agir dans l’urgence

« Votre compte sera suspendu dans 24 heures. »

« Paiement refusé : régularisez immédiatement votre situation. »

« Merci d’effectuer ce virement avant 16 h. »

Créer un sentiment d’urgence est une technique couramment utilisée pour vous pousser à agir avant de réfléchir.

Un message particulièrement alarmant, une demande urgente ou une situation inhabituelle doivent donc vous inciter à vérifier l’information.

Pesez-vous quelques questions simples :

Est-ce une demande habituelle ? Pourquoi cette personne me demande-t-elle cela maintenant ? Est-il normal qu’elle me contacte de cette manière ?

Un doute ?

Contactez directement la personne ou l’organisme concerné en utilisant un numéro de téléphone ou une adresse que vous connaissez déjà, et non les coordonnées indiquées dans le mail suspect.

4. Repérez les incohérences dans le message

Les fautes d’orthographe peuvent être un indice mais elles ne suffisent plus.

Un mail frauduleux peut aujourd’hui être parfaitement rédigé, avec un ton professionnel et une mise en page très crédible.

Soyez plutôt attentif à l’ensemble du message :

  • Une formulation inhabituelle.
  • Un changement de ton chez un interlocuteur connu.
  • Une demande qui ne correspond pas aux habitudes de votre cabinet.
  • Un logo ou une signature légèrement différents.
  • Une formule d’appel étrange.
  • Des informations contradictoires.
  • Une demande de données qu’un organisme possède normalement déjà.

L’important est de repérer ce qui ne ressemble pas aux échanges habituels.

Un petit détail étrange n’est pas forcément la preuve d’une fraude. Plusieurs incohérences réunies doivent en revanche éveiller votre vigilance.

5. Soyez vigilant avec les pièces jointes inattendues

Une facture. Un devis. Un document à signer. Une archive ZIP.

Les pièces jointes sont tellement courantes dans les échanges professionnels qu’il est tentant de les ouvrir machinalement.

Pourtant, une pièce jointe malveillante peut permettre à un attaquant d’installer un programme indésirable ou de compromettre votre ordinateur.

Avant d’ouvrir un document, demandez-vous donc :

Est-ce que j’attendais réellement ce fichier ?

Si un fournisseur avec lequel vous échangez régulièrement vous adresse soudainement une facture inhabituelle ou si un contact vous envoie un document sans explication, mieux vaut vérifier auprès de lui avant de l’ouvrir.

Cette vigilance fait partie des bonnes pratiques informatiques à appliquer quotidiennement dans votre cabinet.

Les bonnes pratiques informatiques à appliquer dans votre cabinet

Que faire en cas de doute sur un mail ?

Vous avez un doute ? Ne cherchez pas à vérifier en cliquant.

Trois réflexes simples :

  • ➡️ Ne cliquez sur aucun lien.
  • ➡️ N’ouvrez et ne téléchargez aucune pièce jointe.
  • ➡️ Contactez directement l’organisme ou la personne concernée par un autre moyen.

Par exemple, si vous recevez un message de votre banque vous demandant de vous connecter en urgence, n’utilisez ni le lien ni le numéro de téléphone indiqué dans cet e-mail.

Rendez-vous directement sur le site ou l’application officielle de votre banque ou utilisez votre numéro de contact habituel.

Dans le cadre professionnel, vous pouvez également transférer le message suspect à votre prestataire ou référent informatique afin qu’il puisse l’analyser.

Et si vous avez déjà cliqué sur un lien frauduleux ?

Vous venez de cliquer et vous réalisez que quelque chose ne va pas ?

La première chose à faire est de ne pas poursuivre l’action demandée.

Si vous n’avez encore renseigné aucune information, fermez la page et prévenez votre référent informatique en cas de doute.

Si vous avez communiqué vos identifiants, changez immédiatement le mot de passe du compte concerné depuis le site officiel et prévenez votre prestataire informatique.

Si ce même mot de passe est utilisé sur d’autres services, modifiez-le également. Un même mot de passe ne devrait d’ailleurs jamais être réutilisé sur plusieurs comptes.

Retrouvez à ce sujet notre article consacré aux bonnes pratiques pour créer et gérer un mot de passe sécurisé.

Mot de passe sécurisé : protéger efficacement votre cabinet

Si vous avez communiqué des informations bancaires ou validé une opération financière, contactez rapidement votre établissement bancaire par ses canaux officiels.

Plus l’incident est identifié tôt, plus il est possible d’en limiter les conséquences.

Former vos équipes pour faire du bon réflexe un automatisme

Les outils de sécurité sont indispensables pour protéger le système informatique d’un cabinet. Mais une partie de la sécurité repose aussi sur les personnes qui l’utilisent chaque jour.

Un collaborateur reçoit un mail.

Il clique ou ne clique pas.

Il ouvre la pièce jointe ou prend quelques secondes pour vérifier.

C’est parfois à cet instant que tout se joue.

La sensibilisation et la formation permettent aux équipes d’apprendre à identifier les principales techniques de phishing, à reconnaître les signaux d’alerte et surtout à savoir comment réagir lorsqu’un message semble suspect.

Chez Isytem, nous accompagnons les cabinets d’avocats et d’expertise comptable dans la sécurisation de leur environnement informatique, mais également dans l’adoption des bons réflexes au quotidien.

Sécurisation informatique pour avocats et experts-comptables

L’objectif n’est pas de faire de chaque collaborateur un expert en cybersécurité.

C’est de lui donner les bons réflexes au bon moment.

Vous souhaitez sensibiliser vos équipes ou faire le point sur la sécurité informatique de votre cabinet ?

Contactez Isytem pour échanger avec notre équipe